Un panaris est une infection bactérienne de la peau et du tissu sous-cutané d'un doigt.
Initialement il s'agit d'une douleur au bord de l'ongle, avec sensation de tension. La peau est rouge, chaude et gonflée (stade inflammatoire).
Puis la douleur devient intense, pulsatile et insomniante. La zone infectée est rouge, douloureuse et très gonflée et du pus est visible au bord de l'ongle (stade collecté).


Cette infection superficielle peut s'étendre en profondeur et atteindre la peau (cellulite), les tendons (phlegmon), les os et l'articulation (arthrite, ostéo-arthrite). Il est donc nécessaire de consulter un médecin à l'apparition des symptômes.
Le diagnostic d'un panaris est clinique.
Une radiographie du doigt concerné permet d'éliminer une ostéite (infection de l'os).
A la phase initiale, un traitement médical est instauré par la prescription de soins locaux plusieurs fois par jour. Il suffit de tremper son doigt dans un flacon contenant un antiseptique (Biseptine, Dakin dilué, Bétadine dermique…). La prescription d'antibiotiques n'est pas automatique.

Au stade collecté, un traitement chirurgical sera réalisé au bloc opératoire. Il consiste à exciser c'est à dire enlever tous les tissus infectés et nécrotiques (morts), y compris l'ongle si besoin. Des prélèvements bactériologiques sont réalisés au cours de l'intervention. Quand il est retrouvé, le germe le plus fréquemment responsable est le Staphylocoque doré.
Les antibiotiques seuls ne permettent pas de guérir les panaris et ne sont prescrits qu'en complément du geste chirurgical dans certains cas graves.
La cicatrisation peut prendre 2 à 3 semaines en fonction de l'importance de l'infection initiale. Des soins infirmiers en ville, quotidiens initialement, puis de manière plus espacée jusqu'à cicatrisation complète doivent être réalisés.
Si l'ongle a été retiré, sa repousse prend 3-4 mois.
Vous serez revu(e) en consultation de contrôle dans le mois qui suivra l'intervention. La durée de l'arrêt de travail dépendra de votre profession.
Non traité, le panaris peut évoluer vers un phlegmon, vers la dissémination de l'infection à l'os, l'articulation. Ces complications peuvent aboutir à une amputation partielle du doigt.
Après intervention, le risque principal mais rare est la récidive qui va nécessiter une ré-intervention chirurgicale.
On peut prévenir la survenue d'un panaris en limitant les facteurs de risques :
En cas de petite coupure, bien désinfecter la plaie avec un antiseptique et se laver les mains.
Le diabète et les maladies entrainant une défaillance du système immunitaire sont des facteurs prédisposants de la survenue du panaris et de gravité.